Marty 2

J’ai perdu mon article en cours de route, j’écris n’importe quoi, il ne sera pas dit que je ne peux pas le faire toute seule.

jjjjjjjjjjjjjj lllllllll mmmmmm ooooooo portes de l’enfer

Marty

Donc Thorez serait en l’occurrence le sauveur d’un parti menacé. Pour juger à sa juste valeur de cette analyse, il faut lire un peu plus loin l’éloge que Jacques Fauvet tresse à de Thorez lorsqu’il évoque la mort de ce dernier : «  Militant appliqué alors même qu’il était au sommet des responsabilités et des honneurs, il sut toujours, pour vaincre, rechercher l’appui de la base ; internationaliste(…) il a été l’exécutant fidèle de la politique de l’Internationale qui l’avait choisi, formé, soutenu (…) Pédagogue inlassable, il enseigna la révolution faute de la pratiquer et faute de la rénover il mit la doctrine en formules simples. Enfin, si , bon léniniste, il plaça l’organisation » au commencement et au centre de toute son action, elle fut aussi la raison et le secret de son long pouvoir  ;il passa sa vie à organiser ou réorganiser son parti qui, pour lui plus que pour tout autre, fut vraiment, comme on l’a écrit, son ordre, sa famille et sa patrie ».
Dans l’énorme et officielle Histoire du parti communiste français, sous-titrée Manuel, publiée par la direction du PCF en 1964, l’année de la mort de Maurice Thorez, l’affaire Marty est réduite aux quelques lignes incolores suivantes : « La session du Comité central, [réuni à Montreuil les 3 et 4 septembre], rend publiques les conceptions nationalistes et opportunistes qui opposaient André Marty au Bureau politique et gênaient l’application de la politique du XIIe congrès ». Il « rend publiques ». Point final. Plus d’exclusion, plus de police…
La publication des documents diffusés en 1952 par Marty a comme fin d’illustrer la manière dont un dirigeant du PCF, mis sur la touche puis calomnié, après cinq autocritiques,

Le pogrom de Lodz

En Pologne

  Le pogrom de Lvov

Dès sa proclamation comme premier ministre Stetsko crée une milice ukrainienne chargée du maintien de l ’ordre. Sa première action est dirigée contre les juifs : le NKVD ayant abattu plusieurs centaines de prisonniers politiques ou des droit commun, avant d’ évacuer la ville, la milice, avec l’aide de soldats allemands, rassemble des juifs pour nettoyer les cellules où les victimes ont été abattues, et transporter les cadavres au cimetière. Après quoi elle les fusille ou les faits lyncher par la foule en état d’hystérie..
Cette première action déclenche un pogrom, dont Jean Lopez et Lasha Otkhmezuri donne un récit bref mais précis dans leur Barbarossa ; « Dans les rues l’on humilie, dénude, roue de coups et parfois viole les femmes. Les hommes sont contraint de nettoyer les rues, de manifester de façon grotesque leur amour des Soviets [qu’ils aiment nécessairement dans le mythe nazi du judéo-bolchevisme ndr] de ramper ou marcher à quatre pattes. Beaucoup sont abattus souvent de façon bestiale…». Les deux auteurs précisent :  « Dans cette affaire l’on observe une sorte de division du travail : les Allemands sont les instigateurs du pogrom; les nationalistes ukrainiens les organisateurs, la foule les exécuteurs ». Le pogrom de Lvov est comme le disent les deux auteurs de Barbarossa « le premier acte souverain de l’Etat ukrainien ».
Mais c’est aussi le dernier. Hitler ne veut pas d’un Etat ukrainien même fantoche et ultra-collaborateur. Il prévoit de faire mourir de faim 30 millions de soviétiques dont bon nombre d’ukrainiens et de réduire les autres en esclav age pour nourrir l’armée et la nation allemandes. Il déclare d’ailleurs « Les Ukrainiens sont aussi fainéants(…)que les Russes » et appartiennent comme eux «  à la famille des lapins… ». On ne saurait imaginer un Etat et un gouvernement de lapins.

Le secrétaire d’Etat allemand Kundt convoque à Cracovie Bandera et Stetsko. D’emblée il leur déclare qu’il est inadmissible de prendre une quelconque initiative

STETKO

L’homme de la situation

En 1929, des nationalistes ukrainiens sous la direction du colonel Andriy. Melnyk, ancien chef d’état-major de l’Armée populaire ukrainienne pendant la guerre civile( de janvier 1919 à la fin de 1920) fondent en exil l’Organisation nationale ukrainienne (OUN) dont Stepan Bandera est l’un des principaux dirigeants . En 1920 à la suite de la défaite de la contre-offensive  de l’armée rouge contre la Pologne qui avait envahi l ’Ukraine en avril 1920,la Pologne a mis la main sur une partie du territoire historique de l’Ukraine. Bandera, outre sa haine hystérique des « bolcheviks » et des juifs porte une haine presque aussi  vigoureuse aux Polonais. Il se charge dans l’OUN de la propagande antipolonaise.

Dès l’accès au pouvoir des nazis en 1933 l’OUN organise une conférence à Berlin en avril 1933 . C’est le début d‘une étroite coopération entre les nationalistes ukrainiens et les nazis. Bandera et ses partisans, dont Iarosav Stetsko est l’un des plus notables, sont partisans de l’assassinat politique. Installés en Pologne ils organisent le meurtre de personnalités politiques polonaises. Bandera fait ainsi assassiner le ministre de l’Intérieur polonais Bronislaw Pieracki en 1934. Deux fois condamné à mort par la justice polonaise pour cet assassinat et quelques autres , il voit dans les deux cas sa condamnation commuée en peine de prison. Cette étrange mansuétude est sans doute le produit dune négociation entre les nazis, qui, rêvant de mettre un jour la main sur l’Ukraine, ont besoin de Bandera et de ses hommes, et les services polonais prêts à aider toute action dirigée contre l’URSS . Melnyk et ses partisans manifestent quelques réserves sur la pratique systématique de l’assassinat politique. Stepan Bandera s’enflamme. Le 10 février 1940 lors d’une conférence de l’OUN tenue à Cracovie, occupée par la Wehrmacht depuis sa victoire sur la Polone, il scissionne. Dès lors existent une OUN dite M du nom de Melnyk et une OUN dite B du nom de Bandera.
L’armée allemande envahit l’Union soviétique le 22 juin. Ce même jour, Bandera, installé à Cracovie, proclame un Comité national ukrainien.Le 30 juin la Wehrmacht prend Lvov.( Lviv en ukrainien), évacuée depuis trois jours par les troupes de l’armée rouge. Un bataillon dit Sonderformation Nachtigall (ou régiment Rossignol) , formé d’environ 300 ukrainiens membres de l’OUN(B) a participé à la prise de la ville comme détachement de la Wehrmacht. Un autre régiment ukrainien constitué de banderistes est intégré à la Wehrmacht :l’Organisation Roland. Le soir même, sans demander l’accord des autorités civiles ou militaires allemandes, Stepan Bandera proclame à Lvov, un gouvernement ukrainien, censé gouverner une Ukraine indépendante. Il nomme un premier ministre, Iaroslav S

Vidéos de conférences

Voici les premiers liens vers des vidéos de conférences

La loyauté à tout prix. Les floués du « socialisme réel », conférence de Sonia Combe organisée par les Cahiers du mouvement ouvrier le 1 février 2020

Les femmes dans la révolution russe, conférence de Jean-Jacques Marie, le 22 octobre 2017

De la révolution d’octobre 1917 à la chute de l’URSS. Comment et pourquoi ?. Conférence d’Eric Aunoble et de Jean-Jacques Marie, organisée par le CORQUI, le 17 mars 2018

Les 100 ans de la révolution russe. Le premier gouvernement des travailleurs de l’histoire. Conférence de Jean-Jacques Marie, organisée par le CORQUI le 9 mai 2017

Présentation du n° 85

Jean-Jacques Marie

                La rédaction des Cahiers du mouvement ouvrier a décidé, vu son contenu exceptionnel, de publier imprimé le numéro 85,qui sera mis ,bien entendu aussi sur le site cahiersdumouvementouvrier.org

                Ce numéro est d’abord consacré à un ensemble de documents, dont la majorité inédits, sur les procès de Moscou et sur la campagne internationale, assassine au sens premier et littéral du terme, menée par Moscou et par l’appareil stalinien international pour l’extermination des trotskystes et, en URSS même, de l’écrasante majorité des bolcheviks qui avaient pris part à la révolution d’octobre et à la guerre civile. Les extraits de l’ouvrage guépéoutiste classique de Sayers et Kahn, La grande conspiration contre la Russie en donnent un reflet éclairant.

                Sous une forme certes aujourd’hui misérable et ridicule en l’absence d’un Guépéou chargé de la traduire en actes cette campagne se mène toujours par des nains rescapés du stalinisme, représentés entre autres par l’universitaire américain Grover Furr. Ses pamphlets ultra-staliniens, simple paraphrase des « aveux » extorqués aux vieux bolcheviks liquidés une fois qu’ils ont accepté d’« avouer »  que Trotsky  – et eux-mêmes sous ses ordres – travaillaient la main dans la main avec Hitler pour détruire l’URSS,  sont systématiquement publiés dans la Russie de Poutine, où ils ravissent les débris du stalinisme et les ultra-nationalistes de l’ultra-réactionnaire clergé orthodoxe présidé par le patriarche Cyrille II, dont la maigre fortune était  estimée, au lendemain de son avènement, à un milliard et demi de dollars.

      On trouvera, entre autres, dans ce  numéro :

1) Marc Goloviznine : Un document remarquable.

2) Lettre de Karl Radek (condamné à mort du 2ème procès de Moscou) à Iejov.

 3) Marc Goloviznine : Pourquoi ils ont avoué.

4) Interrogatoire de Iagoda (chef du NKVD de 1934 à 1936), condamné à mort du troisième procès de Moscou, par Nicolas Iejov, son successeur, lui-même arrêté au début de 1939, contraint d’ « avouer » qu’il était un agent allemand…et fusillé (sans procès).

5) La confrontation Smirnov-.Mratchkovski (condamnés à mort du 1er procès).

6) Ivan Smirnov au procès.

 7) IvanSmirnov, fragments d’interrogatoire.

8) Interrogatoire d’Olga Smirnova, la fille d’Ivan Smirnov( introduction de Katia Dorey)

9) Interrogatoire d’Ivar Smilga, fusillé sans avoir « avoué ».

10) Le procès et la condamnation à mort du docker Ivan Demoura.

 Jean Jacques Marie : Un « chef d’œuvre » stalinien oublié : Sayers et Kahn : La grande conspiration contre la Russie, suivi de la chronique des falsifications.

            En plus de cet ensemble ce numéro publie les textes suivants qui n’y sont pas reliés :

          Des extraits du discours d’Hubertine Auclert sur l’émancipation de la femme, au congrès ouvrier socialiste de France tenu à Marseille en octobre 1879 et qui proclama la première organisation socialiste du pays.

         Des extraits d’un texte inédit en français de Léon Trotsky  sur l’obligation du travail  prononcé en  janvier 1920.

         Des extraits d’une correspondance inédite entre Léon Trotsky et le révolutionnaire espagnol Andreu Nin datant de l’automne 1930.

        La brochure diffusée en 1953 par André Marty (membre du Bureau politique et du Secrétariat du PCF ,exclu en 1952, dénoncé comme «policier » et « flic »: dans l’Humanité par tous les dirigeants du PCF d’Auguste Lecoeur à Jacques Duclos en passant par Etienne Fajon.

       Un texte inédit en français et jamais cité ou presque de Viatcheslav Molotov, en 1954 ministre des affaires étrangères de l’URSS :  sa lettre du 31 mars 1954 aux gouvernements américain, anglais et français demandant l’adhésion de l’URSS à l’OTAN.

      Deux moments de la guerre déclenchée par Hitler contre l’URSS en juin 1941  1) L’éphémère gouvernement fasciste ukrainien  Bandera-Stetsko ( juin 1941).

 2) Les grandioses « qualités » politiques et militaires   de Joseph Staline, détaillées par Jean Lopez et Lasha Okhtmezuri dans leur ouvrage Barbarossa et qui permettent d’ajouter à son palmarès une part non négligeable des 27 millions de morts que la guerre de 1941-1945 coûta à l’  URSS…

              Pour obtenir ce numéro exceptionnel de 124 pages il suffit d’envoyer 10 euros à Colette Hublet 78 rue Haxo 75020 Paris… et vous le recevrez dès que possible.

Un n° 85 exceptionnel …

Aux anciens et récents abonnés des CAHIERS DU MOUVEMENT OUVRIER…

Chers lecteurs,

Vu l’abondance et l’originalité des matériaux reçus par la rédaction des Cahiers du mouvement ouvrier et grâce au soutien que vous êtes nombreux à nous avoir témoigné, la rédaction est en mesure de publier un numéro 85 imprimé … dont voici le sommaire

Léon Trotsky (texte quasi inédit) : à propos de l’obligation du travail (janvier 1920)

Léon-Trotsky-Andreu Nin : (texte inédit) correspondance (sept.-nov. 1930)

A propos des procès de Moscou  (documents inédits), à la veille de la sortie d’un ouvrage d’un universitaire fou « furrieux » américain, rescapé néanderthalien des grandes heures du stalinisme, qui utilise les « aveux » extorqués aux vieux bolcheviks alors liquidés pour « démontrer » ( ?), comme jadis la Pravda, que Trotsky travaillait la main dans la main avec Hitler pour détruire l’URSS.

1) La confrontation Smirnov-.Mratchkovski (condamnés à mort du 1er procès)

2) Interrogatoire d’Ivan Smirnov.

3) Lettre de Karl Radek( condamné à mort du 2ème procès de Moscou) à Iejov.

4) Marc Goloviznine : commentaire de cette lettre.

5) Interrogatoire d’Olga Smirnova, la femme d’Ivan Smirnov.

6) Interrogatoire d’Ivar Smilga, fusillé sans avoir « avoué ».

7) Procès-verbal d’un interrogatoire de Iagoda (chef du NKVD de 1934 à 1936), condamné à mort du troisième procès de Moscou par Nicolas Iejov, son successeur, lui-même arrêté au début de 1939, contraint d’ « avouer » qu’il était un agent allemand … et fusillé( sans procès).

8) Marc Goloviznine : Pourquoi ils ont avoué.

9) Le procès et la condamnation à mort du docker Ivan Demoura.

10) Jean Jacques Marie : Un chef-d’œuvrestalinien oublié : Sayers et Kahn : La grande conspiration contre la Russie

L’éphémère gouvernement fasciste ukrainien  Bandera-Stetsko (juin 1941) : documents

Jean-Jacques Marie : les « qualités » inoubliables et coûteuses de Joseph Staline chef de guerre, détaillées par Jean Lopez et Lasha Okhtmezuri.

L’affaire André Marty (membre du Bureau politique et du Secrétariat du PCF exclu en 1952, dénoncé dans l’Humanité comme « flic »): la brochure de la défense…

 Lettre de Molotov du 31 mars 1954 adressée aux gouvernements français, anglais et américain demandant l’adhésion de l’URSS à l’OTAN.

Le problème de l’ « émancipation de la femme » au troisième congrès ouvrier de Marseille (octobre 1879) qui débouche sur la fondation de la Fédération des travailleurs socialistes de France.

Jean-Jacques Marie : chronique des falsifications.

Pour obtenir ce numéro exceptionnel de 124 pages il suffit d’envoyer 10 euros à Colette Hublet 78 rue Haxo 75020 Paris… et vous le recevrez dès parution. Veuillez confirmer les coordonnées auxquelles ce numéro sera envoyé.

Les abonnés au n° 85 (et plus) le recevront, bien sûr, automatiquement

Point d’argent, point de Suisse …

Cahiers du mouvement ouvrier

c/o Jean-Jacques Marie – Bâtiment Les Charmes 36 rue de Picpus 75012 Paris

CHERS ABONNES

Par Jean-Jacques Marie, rédacteur en chef des Cahiers du mouvement ouvrier.

Point d’argent, point de Suisse… s’exclame l’un des personnages des Plaideurs cette comédie de Racine, aujourd’hui bien – et injustement – oubliée.

Parodiant cette réplique on pourrait constater : Point d’argent, point de revue imprimée et postée.

Quel est à ce jour le bilan financier des CMO ?

Le déficit n’a cessé de se creuser depuis le numéro 79, les activités annexes (conférences, fête de LO…) ne permettaient qu’un équilibre précaire.

Sur la base des ressources propres des Cahiers, nous aurions dû cesser la parution au n° 82, la caisse étant vide. Quelques contributions individuelles de lecteurs attachés à la revue (en tout 9000 €) ont permis de reculer l’échéance. Mais en septembre, malgré tous nos efforts de relance, nous avons constaté la chute drastique des réabonnements échus au n° 82, pour le 83 ce fut pire encore. Il restait 258 abonnés contre 350 au n° 72.

Avec 350 abonnés, on disposait d’environ 3000€ par numéro, on payait ric-rac l’imprimeur et la poste.

Avec 258 abonnés, il n’y avait plus d’échappatoire : l’équipe de rédaction, réunie le 21 septembre, a dû s’y résoudre: les 9000 € en caisse ne permettaient plus que la parution de deux numéros, avec un modeste reliquat pour le fonctionnement du site. Le numéro 84 que vous avez en mains ne pouvait être que le dernier.

MAIS LA REVUE CAHIERS DU MOUVEMENT OUVRIER CONTINUE

Le n° 85 paraîtra en février, il sera sur le site et, si nous avons votre adresse mail, vous le recevrez par internet.

Au sommaire :

* Le problème de l’ « émancipation de la femme » au troisième congrès ouvrier de Marseille (octobre 1879) qui débouche sur la fondation de la Fédération des travailleurs socialistes de France.

* Evgueni Preobrajenski : contre les privilèges (1920).

* Un résumé des rapports du Guépéou sur les réactions de la population à l’annonce de la mort de Lénine en janvier 1924.

* Un article de Nicolas Boukharine (1932) : Darwinisme et marxisme.

* Ivan Smirnov (condamné à mort du premier procès de Moscou d’août 1936) : refus d’« avouer ».

* Lettre « d’aveux» de Radek (1936).

* L’exclusion de la Gauche révolutionnaire de la SFIO (1938).

* Ivan Demoura, le débardeur … ennemi du peuple ! (1938)

* Bandera, Stetsko et les nationalistes ukrainiens pro-nazis (1941-1944)

* Documents sur l’affaire Marty dans le PCF (1953).

LE SITE CAHIERSDUMOUVEMENTOUVRIER.ORG

Encore très perfectible, il devient essentiel. Il sera dès janvier 2020 amélioré et élargi. Nous espérons que vous serez nombreux à le soutenir, par vos visites, vos lettres de lecteurs, vos contributions.

LES CONFERENCES AUSSI CONTINUENT

Samedi 1er février 2020

– 14 h 30 à l’AGECA – 177, rue de Charonne – 75011

Nous accueillerons l’historienne Sonia Combe spécialiste des pays de l’Est, notamment de l’Allemagne, qui vient de publier:

LA LOYAUTE A TOUT PRIX. Les Floués du socialisme réel.

Elle y donne la parole à ces intellectuels communistes, souvent juifs, chassés par les nazis, qui choisissent après la guerre de revenir en RDA.

Les « imbéciles » au pouvoir « tuent leurs rêves », mais comment risquer l’expulsion de leur parti, de leur pays ? Ils n’en ont pas d’autre. Ils ne se résolvent pas à critiquer publiquement, on a forgé pour eux l’oxymore Linientreuer Dissident, littéralement « dissident fidèle à la ligne du parti ».

Pour ceux qui n’habitent pas la région parisienne, la conférence sera mise en ligne sur le site.

Les Cahiers : dernières minutes

Le 21 septembre, après une intense correspondance par mails pendant tout l’été, le comité de rédaction a dû se résoudre à renoncer à l’édition imprimée. Les mois suivants ont été consacré au n° 84 qui a été envoyé fin décembre. En janvier, une lettre aux abonnés était envoyée à tous expliquant plus en détails les raisons qui nous avaient amené à prendre cette décision et annonçant le contenu du n° 85 qui ne devait paraître que sur le site : point-dargent-point-de-Suisse

Mais, vu l’importance et l’originalité des documents prévus dans ce numéro et et grâce au soutien de nombreux abonnés, le comité de rédaction a finalement pu décider, à sa réunion du 7 mars, de le faire, exceptionnellement, imprimer. Une lettre aux abonnés, envoyée le 12 mars, expliquait cette décision et donnait le nouveau sommaire ainsi que les modalités de commande .

Pour les raisons que tout le monde comprendra, nous ne pouvons fixer la date exacte de la parution de ce numéro, mais vous pouvez dès maintenant prendre connaissance de son contenu : presentation-du-n-85

Nous maintenons la décision de publier les prochains numéros sur le site, après le numéro 85 …

Lettre aux abonnés de janvier 2020

Par Jean-Jacques Marie, rédacteur en chef des Cahiers du mouvement ouvrier.

CHERS ABONNES

Point d’argent, point de Suisse… s’exclame l’un des personnages des Plaideurs cette comédie de Racine, aujourd’hui bien – et injustement – oubliée.

Parodiant cette réplique on pourrait constater : Point d’argent, point de revue imprimée et postée.

Quel est à ce jour le bilan financier des CMO ?

Le déficit n’a cessé de se creuser depuis le numéro 79, les activités annexes (conférences, fête de LO…) ne permettaient qu’un équilibre précaire.

Sur la base des ressources propres des Cahiers, nous aurions dû cesser la parution au n° 82, la caisse étant vide.Quelques contributions individuelles de lecteurs attachés à la revue (en tout 9000 €) ont permis de reculer l’échéance. Mais en septembre, malgré tous nos efforts de relance, nous avons constaté la chute drastique des réabonnements échus au n° 82, pour le 83 ce fut pire encore. Il restait 258 abonnés contre 350 au n° 72.

Avec 350 abonnés, on disposait d’environ 3000€ par numéro, on payait ric-rac l’imprimeur et la poste.

Avec 258 abonnés, il n’y avait plus d’échappatoire : l’équipe de rédaction, réunie le 21 septembre, a dû s’y résoudre: les 9000 € en caisse ne permettaient plus que la parution de deux numéros, avec un modeste reliquat pour le fonctionnement du site. Le numéro 84 que vous avez en mains ne pouvait être que le dernier.

MAIS LA REVUE CAHIERS DU MOUVEMENT OUVRIER CONTINUE

Le n° 85 paraîtra en février, il sera sur le site et, si nous avons votre adresse mail, vous le recevrez par internet.

Au sommaire :

* Le problème de l’ « émancipation de la femme » au troisième congrès ouvrier de Marseille (octobre 1879) qui débouche sur la fondation de la Fédération des travailleurs socialistes de France.

* Evgueni Preobrajenski : contre les privilèges (1920).

* Un résumé des rapports du Guépéou sur les réactions de la population à l’annonce de la mort de Lénine en janvier 1924.

* Un article de Nicolas Boukharine (1932) : Darwinisme et marxisme.

* Ivan Smirnov (condamné à mort du premier procès de Moscou d’août 1936) : refus d’« avouer ».

* Lettre « d’aveux» de Radek (1936).

* L’exclusion de la Gauche révolutionnaire de la SFIO (1938).

* Ivan Demoura, le débardeur…ennemi du peuple ! (1938)

* Bandera, Stetsko et les nationalistes ukrainiens pro-nazis (1941-1944)

* Documents sur l’affaire Marty dans le PCF (1953).

LE SITE CAHIERSDUMOUVEMENTOUVRIER.ORG

Encore très perfectible, il devient essentiel. Il sera dès janvier 2020 amélioré et élargi. Nous espérons que vous serez nombreux à le soutenir, par vos visites, vos lettres de lecteurs, vos contributions.

LES CONFERENCES AUSSI CONTINUENT

Samedi 1er février 2020

– 14 h 30 à l’AGECA – 177, rue de Charonne – 75011

Nous accueillerons l’historienne Sonia Combe spécialiste des pays de l’Est, notamment de l’Allemagne, qui vient de publier:

LA LOYAUTE A TOUT PRIX. Les Floués du socialisme réel.

Elle y donne la parole à ces intellectuels communistes, souvent juifs, chassés par les nazis, qui choisissent après la guerre de revenir en RDA.

Les « imbéciles » au pouvoir « tuent leurs rêves », mais comment risquer l’expulsion de leur parti, de leur pays ? Ils n’en ont pas d’autre. Ils ne se résolvent pas à critiquer publiquement, on a forgé pour eux l’oxymore Linientreuer Dissident, littéralement « dissident fidèle à la ligne du parti ».

Pour ceux qui n’habitent pas la région parisienne, la conférence sera mise en ligne sur le site.

Présentation du numéro 85

Jean-Jacques Marie

                La rédaction des Cahiers du mouvement ouvrier a décidé, vu son contenu exceptionnel, de publier imprimé le numéro 85, qui sera mis , bien entendu aussi sur le site cahiersdumouvementouvrier.org

                Ce numéro est d’abord consacré à un ensemble de documents, dont la majorité inédits, sur les procès de Moscou et sur la campagne internationale, assassine au sens premier et littéral du terme, menée par Moscou et par l’appareil stalinien international pour l’extermination des trotskystes et, en URSS même, de l’écrasante majorité des bolcheviks qui avaient pris part à la révolution d’octobre et à la guerre civile. Les extraits de l’ouvrage guépéoutiste classique de Sayers et Kahn, La grande conspiration contre la Russie en donnent un reflet éclairant.

                Sous une forme certes aujourd’hui misérable et ridicule en l’absence d’un Guépéou chargé de la traduire en actes cette campagne se mène toujours par des nains rescapés du stalinisme, représentés entre autres par l’universitaire américain Grover Furr. Ses pamphlets ultra-staliniens, simple paraphrase des « aveux » extorqués aux vieux bolcheviks liquidés une fois qu’ils ont accepté d’« avouer »  que Trotsky  – et eux-mêmes sous ses ordres – travaillaient la main dans la main avec Hitler pour détruire l’URSS,  sont systématiquement publiés dans la Russie de Poutine, où ils ravissent les débris du stalinisme et les ultra-nationalistes de l’ultra-réactionnaire clergé orthodoxe présidé par le patriarche Cyrille II, dont la maigre fortune était  estimée, au lendemain de son avènement, à un milliard et demi de dollars.

      On trouvera, entre autres, dans ce  numéro :

 1) Marc Goloviznine : Un document remarquable.

2) Lettre de Karl Radek (condamné à mort du 2ème procès de Moscou) à Iejov.

3) Marc Goloviznine : Pourquoi ils ont avoué.

 4) Interrogatoire de Iagoda (chef du NKVD de 1934 à 1936), condamné à mort du troisième procès de Moscou, par Nicolas Iejov, son successeur, lui-même arrêté au début de 1939, contraint d’ « avouer » qu’il était un agent allemand…et fusillé (sans procès).

5) La confrontation Smirnov-.Mratchkovski (condamnés à mort du 1er procès).

6) Ivan Smirnov au procès.

7) IvanSmirnov, fragments d’interrogatoire.

8) Interrogatoire d’Olga Smirnova, la fille d’Ivan Smirnov( introduction de Katia Dorey)

9) Interrogatoire d’Ivar Smilga, fusillé sans avoir « avoué ».

10) Le procès et la condamnation à mort du docker Ivan Demoura.

Jean Jacques Marie : Un « chef d’œuvre » stalinien oublié :Sayers et Kahn :La grande conspiration contre la Russie, suivi de la chronique des falsifications.

           

En plus de cet ensemble ce numéro publie les textes suivants qui n’y sont pas reliés :

          Des extraits du discours d’Hubertine Auclert sur l’émancipation de la femme, au congrès ouvrier socialiste de France tenu à Marseille en octobre 1879 et qui proclama la première organisation socialiste du pays.

         Des extraits d’un texte inédit en français de Léon Trotsky  sur l’obligation du travail  prononcé en  janvier 1920.

         Des extraits d’une correspondance inédite entre Léon Trotsky et le révolutionnaire espagnol Andreu Nin datant de l’automne 1930.

        La brochure diffusée en 1953 par André Marty (membre du Bureau politique et du Secrétariat du PCF ,exclu en 1952, dénoncé comme «policier » et « flic »: dans l’Humanité par tous les dirigeants du PCF d’Auguste Lecoeur à Jacques Duclos en passant par Etienne Fajon.

       Un texte inédit en français et jamais cité ou presque de Viatcheslav Molotov, en 1954 ministre des affaires étrangères de l’URSS :  sa lettre du 31 mars 1954 aux gouvernements américain, anglais et français demandant l’adhésion de l’URSS à l’OTAN.

     Deux moments de la guerre déclenchée par Hitler contre l’URSS en juin 1941  :

1) L’éphémère gouvernement fasciste ukrainien  Bandera-Stetsko ( juin 1941).

2) Les grandioses « qualités » politiques et militaires   de Joseph Staline, détaillées par Jean Lopez et Lasha Okhtmezuri dans leur ouvrage Barbarossa et qui permettent d’ajouter à son palmarès une part non négligeable des 27 millions de morts que la guerre de 1941-1945 coûta à l’  URSS…

Pour obtenir ce numéro exceptionnel de 124 pages il suffit d’envoyer 10 euros à Colette Hublet 78 rue Haxo 75020 Paris… et vous le recevrez dès que possible.

Les abonnés au numéro 85 (et plus) recevront bien sûr automatiquement ce Cahier

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CMO n° 85

Sommaire

– Léon Trotsky  (texte quasi inédit) : à propos de l’obligation du travail (janvier 1920)

– Léon Trotsky-Andreu Nin (texte inédit) : correspondance sept.-nov. 1930.

A propos des procès de Moscou (documents inédits) : à la veille de la sortie d’un ouvrage d’un universitaire fou « furrieux » américain, rescapé néanderthalien des grandes heures du stalinisme qui utilise les « aveux » extorqués aux vieux bolcheviks alors liquidés pour « démontrer » (?), comme jadis la Pravda, que Trotsky travaillait la main dans la main avec Hitler pour détruire l’URSS.

1) La confrontation Smirnov-Mratchkovski (condamnés à mort du 1er procès)

2) Interrogatoire d’Ivan Smirnov.

3) Lettre de Karl Radek (condamné à mort du 2ème procès de Moscou) à Iejov.

4) Marc Goloviznine : commentaire de cette lettre.

5) Interrogatoire d’Olga Smirnova, la fille d’Ivan Smirnov.

6) Interrogatoire d’Ivar Smilga, fusillé sans avoir « avoué ».

7) Procès-verbal d’un interrogatoire de Iagoda (chef du NKVD de 1934 à 1936), condamné à mort du troisième procès de Moscou par Nicolas Iejov, son successeur, lui-même arrêté au début de 1939, contraint d’ « avouer » qu’il était un agent allemand…et fusillé (sans procès).

8) Marc Goloviznine : Pourquoi ils ont avoué.

9) Le procès et la condamnation à mort du docker Ivan Demoura.

10) Jean-Jacques Marie : Un chef d’œuvre stalinien oublié : Sayers et Kahn : La grande conspiration contre la Russie

L’éphémère gouvernement fasciste ukrainien Bandera-Stetsko (juin 1941) : documents

– Jean-Jacques Marie : les « qualités » inoubliables et coûteuses de Joseph Staline chef de guerre, détaillées par Jean Lopez et Lasha Okhtmezuri.

– L’affaire André Marty, membre du Bureau politique et du Secrétariat du PCF, exclu en 1952, dénoncé dans l’Humanité comme « flic »: la brochure de la défense …

– note de Molotov proposant la participation de l’URSS à l’OTAN en 1954

– Le problème de l’ « émancipation de la femme » au troisième congrès ouvrier de Marseille (octobre 1879) qui débouche sur la fondation de la Fédération des travailleurs socialistes de France.

– Jean-Jacques Marie : chronique des falsifications.

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